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Militants persécutés, normes environnementales piétinées... À l’aube du cinquième mandat de Vladimir Poutine à la tête de la Russie, l’écologie est victime de la guerre en Ukraine lancée par le chef du Kremlin.
Est-ce la lassitude issue de l'impression d'avoir déjà écrit la même chose 100 fois ? Est-ce l'impossibilité de faire vendre des journaux avec une information déprimante que nous ne voulons pas lire ? Ce jeudi 8 février 2024, l'observatoire européen Copernicus annonce en matinée que la planète a franchi, sur les douze mois de l'année 2023, le seuil des 1,5°C de réchauffement global. La mesure sort suffisamment tôt pour bénéficier d'un cycle complet d'information au sein des médias français : reprises par les chaînes d'information et par l'AFP, mise en valeur de cette nouvelle actualité dramatique sur les pages d'accueil des sites des médias, reportages aux journaux télévisés de 20 heures, jusqu'aux couvertures de journaux du lendemain. Et ce d'autant plus que la journée est marquée par l'annonce que plus de 5 000 personnes sont mortes de la chaleur des canicules de 2023 en France, que les stations de ski manquent plus que jamais de neige, qu'une incroyable chaleur continue de marquer cet hiver en France, et que les inondations se succèdent dans le Pas-de-Calais. Quatre événements directement liés au dérèglement climatique.
Depuis quelque temps, les études se succèdent et s’accordent à dire que l’Amazonie flirte dangereusement avec son point son point de non-retour. Une autre le confirme encore aujourd’hui. Mais les chercheurs veulent rester optimistes et proposent des pistes pour nous éviter le pire.
Une étude suggère que la planète a commencé à se réchauffer dès 1860. Depuis, sa température globale aurait augmenté de 1,7 °C, et non de 1,2 °C, comme relevé par le Giec.
Entre février 2023 et janvier 2024, la température mondiale de l'air à la surface du monde a été de 1,52°C supérieure à la période 1850-1900, selon les données de l'observatoire européen Copernicus.
L'Observatoire Copernicus a publié mardi son rapport annuel dressant le bilan de l'année climatique écoulée, dans lequel il confirme les conclusions d'un précédent bilan qui, le 6 décembre déjà, assurait que 2023 était l'année la plus chaude jamais enregistrée.
Le réexamen de 40 ans de données satellitaires révèle, selon une équipe américaine, une fonte plus importante de la calotte groenlandaise, située dans une zone stratégique pour le climat mondial.
A visualization of zonal temperature anomalies. The latitude zones are 90N-64N, 64N-44N, 44N-24N, 24N-EQU, EQU-24S, 24S-44S, 44S-64S, 64S-90S. The anomalies are calculated relative to a baseline period of 1951-1980. This version is in Celsius, an alternate version in Fahrenheit is also available.
Fixée comme un objectif lors de l’Accord de Paris en 2015, la limite de 1,5°C d’augmentation des températures sur la planète s’éloigne.
L'organisme Berkeley Earth affirme que le seuil de 1,5 °C de réchauffement a été dépassé en 2023 avec exactement +1,54 °C par rapport aux niveaux préindustriels : ce sera donc la première fois que le seuil de l'Accord de Paris a été franchi.
Quelques centaines de personnes se sont rassemblées sur des ronds-points dans les Alpes samedi 6 janvier pour dénoncer les coûts écologiques, économiques et sociaux du projet de JO d’hiver 2030. Contre les « démons du tout-ski » et en souvenir des gilets jaunes.
L’année 2023 a été si chaude que les couleurs des “warming stripes” ne permettent plus de représenter la hausse des températures moyennes au niveau mondial, met en garde leur créateur.
2023 année la plus chaude de l’histoire, inondations historiques dans le nord de la France, promesses de la COP28… Davide Faranda, climatologue au CNRS, dresse un bilan alarmant de l’année.
La fin d’une ère. La station de La Plagne, en Savoie, a démonté les remontées mécaniques situées sur le glacier historique de la Chiaupe, réduisant de quelques hectares son domaine skiable dès cet hiver. Une décision motivée par les conséquences du changement climatique déjà visibles sur les hauts sommets et les glaciers français.
C’est aussi « l’année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde », souligne Météo-France. Des températures sans précédent qui ont engendré des mois de sécheresse en Afrique et des incendies de forêt en Europe et en Amérique du Nord.
L’augmentation du nombre et de l’intensité des catastrophes naturelles prive Les Sables-d’Olonne (Vendée) d’assureur, révèle Ouest France. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, la ville et l’agglomération, qui comptent plus de 50 000 habitants, ne sont plus assurées pour les « dommages aux biens et les risques annexes ». Leur appel d’offres est resté infructueux en raison de l’augmentation des coûts d’indemnisation liés aux catastrophes naturelles.
A l’heure où la plupart des stations ont ouvert leurs pistes en ce début de saison, d’autres, dans les Alpes du Nord, ont tourné cette page et tentent de dessiner un nouvel avenir.
Le Père Noël en débardeur. Le lundi 25 décembre, il a fait 21,2 °C à Perpignan. La ville a égalisé son record de température pour un jour de Noël, qui datait de 2019. Dans l’histoire, c’est seulement la deuxième fois que les températures grimpent au-delà des 20 °C un jour de Noël.
Le sujet des fuites d’hydrogène et de l’impact qu’elles pourraient avoir sur le réchauffement climatique, prennent de l’ampleur. Tout d’abord, France Hydrogène soutient l’attention portée à ce sujet émergent : pour l’hydrogène comme pour l’ensemble des leviers de la transition énergétique, une analyse rigoureuse des émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie, est nécessaire pour maximiser l’impact de décarbonation des solutions déployées. Néanmoins, il nous semble nécessaire de revenir sur quelques chiffres qui ont été relayés (notamment un pouvoir réchauffant supposément 200 fois plus élevé que celui du CO2), tant au niveau de l’impact réchauffant marginal du dihydrogène que des quantités potentielles d’émissions (de fuites) à considérer. Garder en tête les bons ordres de grandeur est impératif pour ne pas retarder la progression d’une filière structurante de décarbonation.
Une étude publiée ce vendredi par le département britannique de l’Economie, de l’Énergie et de la Stratégie industrielle (BEIS) a révélé que l’hydrogène est un gaz à effet de serre deux fois plus puissant qu’on ne le pensait auparavant.