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"Donnant un signal "fort aux marchés", mais ne permettant pas encore de limiter la hausse de température à 2°C, l'Accord de Paris inclut un mécanisme qui obligera à sa révision, toujours plus ambitieuse. L'aube d'un monde bas carbone?"
"Alors que les 195 pays réunis au Bourget mettaient la dernière main à l'accord de la COP21, adopté samedi dans la soirée, entre 15 et 20 000 personnes se sont retrouvées à Paris dans deux rassemblements successifs. Le premier, avenue de la Grande-Armée entre l'Arc de Triomphe et la porte Maillot, a consisté à faire valoir les « lignes rouges » des citoyens sur le climat ; le second, sur le Champ-de-Mars, a offert concert et prises de parole."
"Les 195 pays participant à la conférence de Paris sur le climat ont adopté samedi au Bourget un accord universel sur la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique, aboutissement d'un processus de quatre ans."
"« Un accord différencié, juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant. » C’est en ces termes que le président de la COP21, Laurent Fabius, a présenté l’accord universel sur le climat qui a été adopté par consensus, le samedi 12 décembre au soir, par les 195 Etats participant à la conférence. « Le texte, a-t-il ajouté, constitue le meilleur équilibre possible, un équilibre à la fois puissant et délicat, qui permettra à chaque délégation de rentrer chez elle la tête haute, avec des acquis importants. » Décryptage des points essentiels."
"La présentation du texte final de l’accord sur le climat, au terme de deux semaines d’intenses négociations sur le site de la COP21, au Bourget, samedi 12 décembre, a immédiatement suscité de nombreuses réactions.
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Pour Bill McKibben, auteur et cofondateur de l’ONG 350.org :
« Tous les gouvernements semblent maintenant reconnaître que l’ère des énergies fossiles doit s’achever, et vite. Mais la puissance de l’industrie fossile transparaît dans le texte, qui retarde tellement la transition que d’immenses dégâts climatiques auront lieu [avant qu’elle ne prenne effet]. » "
"Historique: le mot est partout après l'adoption d'un accord-cadre sur le climat par 195 pays, samedi 12 décembre au Bourget. «C'est un petit marteau mais il peut faire de grandes choses», a déclaré Laurent Fabius, le président du sommet, en abaissant symboliquement sur son pupitre un marteau vert, annonçant ainsi l'adoption de l'accord.
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Pourtant, si aucune porte n’a été claquée pendant les négociations, cet accord a déjà trouvé ses détracteurs, qui n’ont pas attendu la publication du texte pour le contester. Plusieurs militants écologistes (notamment 350.org) ont tenu à montrer leur désaccord sur les Champs-Elysées, notamment sur le manque de mesures pour mettre fin aux projets exploitant les énergies fossiles, mais aussi pour rendre hommage aux victimes du réchauffement et protester contre.
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Sur BFMTV, Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement, s'est montrée très sceptique sur l'objectif des 1,5°C et le financement des mesures.
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Sur le site de L'Opinion, le Prix Nobel d'économie Jean Tirole estime que, «dans les faits, le compromis est bien en deçà de l’ambition et nous ne sommes guère plus avancés qu’il y a six ans». «L’accord repousse à une date ultérieure un engagement concret des pays à réduire leurs émissions».
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Le son de cloche est proche du côté de l'éditorialiste du Guardian George Monbiot, qui explique que «par rapport à ce que cet accord aurait pu être, c'est un miracle. Par rapport à ce qu'il devrait être, c'est un désastre». Il estime notamment que les engagements pris ne permettront pas de plafonner le réchauffement à 2° C, encore moins 1,5° C."
"Défendre l’huile de palme, verdir l’image des pétroliers, promouvoir le nucléaire, vanter les OGM ou le gaz de schiste... tout en conseillant des organisations écologistes ou en organisant la prochaine conférence sur le climat de Marrakech en 2016. Aucun scrupule ne semble rebuter le petit monde des cabinets de conseil en lobbying et relations publiques. Ces agences de communication jouent un rôle clé pour asseoir l’influence des milieux d’affaires, à l’abri des mécanismes démocratiques. Un nouveau rapport lève le voile sur ces mercenaires de la communication et de l’influence, qui aident les multinationales à prendre la main sur les politiques climatiques."
"Dans une récente interview, Daniel Cohen expliquait à juste titre qu’il ne faut plus compter sur la croissance. Les chiffres en attestent : décennie après décennie, depuis les années 1960, la croissance moyenne de la France et, plus généralement, des économies occidentales est un peu plus faible. En France, selon les données de l’Insee, on est ainsi passé de 5,6 % par an dans les années 1960, à 3,7 % dans les années 1970, 2,2 % dans les années 1980, 1,9 % dans les années 1990 et 1,5 % dans les années 2000. Seuls s’en étonnent encore aujourd’hui les adeptes de la méthode Coué ou de la pensée magique. Comme le remarquait déjà en son temps l’économiste et pacifiste Kenneth Boulding (1910-1993) : « Quiconque croit qu’une croissance exponentielle peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ».
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la fabrication de renouvelables nécessite de l’énergie ; au-delà d’un certain taux de croissance de ces technologies, celles-ci en consomment plus qu’elles n’en produisent ; dans ces conditions, le déploiement des renouvelables tend donc à entraîner une augmentation de la production de gaz à effet de serre.
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Face à cette situation, les autorités choisissent la fuite en avant et s’en remettent aveuglément aux « progrès technologiques ». Ségolène Royal estimait ainsi récemment que le « scandale Volkswagen » [...] allait accélérer le développement de la voiture-électrique-zéro-émission à 8 000 euros, dont le « plein » ne coûterait pas plus d’un euro aux 100 km. [...] Sauf que cette voiture est une chimère. [...] Ses émissions sont liées au mode de production de l’électricité et à l’extraction massive des matériaux – dont le lithium – nécessaires à son fonctionnement. Elle ne fait donc que déplacer le problème [...] sans y apporter la moindre solution à l’échelle de la planète. Et pourtant, on songe sérieusement à équiper le monde de plus d’un milliard de véhicules électriques."
"À l'approche de la COP21 qui aura lieu à Paris, des scientifiques cherchent à faire des algues un alternative viable aux combustibles fossiles."
"A quelques semaines de l’ouverture de la conférence mondiale sur le climat (COP 21) à Paris, le gouvernement multiplie les signaux pour le moins contradictoires avec la volonté d’« exemplarité » affichée par la France. Mercredi 30 septembre, le projet de loi de finances de 2016 entérinait une baisse du budget du ministère de l’écologie, en même temps que de l’aide au développement. La veille, le Journal officiel publiait cinq arrêtés qui, cosignés le 21 septembre par les ministres de l’écologie, Ségolène Royal, et de l’économie, Emmanuel Macron, accordent trois permis exclusifs de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux et en prolongent deux autres."
"Le mouvement prend de l'ampleur. Lancée par l'ONG 350.org, et amplement relayée par le Guardian, la campagne de désinvestissement dans les énergies fossiles porte ses fruits. De plus en plus d'investisseurs décident de retirer leurs financements de ce secteur polluant. Selon le rapport "DivestInvest", cité par Bastamag, ce sont près de 436 institutions, réparties dans 43 pays, qui participent à ce désengagement dans le secteur des énergies fossiles. Parmi eux, on trouve notamment un fonds souverain norvégien ou le fonds de pension des fonctionnaires californiens. Ces investisseurs "vertueux" pèsent aujourd'hui 2 600 milliards de dollars. Il y a un an, seules 181 institutions pesant "seulement" 50 milliards de dollars, s'étaient engagés à retirer leurs fonds des énergies fossiles pour les placer dans le secteur des énergies renouvelables. Si l'on connaît le poids économique de ces investisseurs, aucun chiffre sur le montant réel des désinvestissements effectués n'est donné."
"Le mouvement mondial pour le désinvestissement des énergies fossiles continue de prendre de l’ampleur. À l’occasion de la Conférence des Nations unies sur le climat qui se tient à New York, les animateurs de cette campagne rendent public un rapport estimant à pas moins de 2 600 milliards de dollars (2 331 milliards d’euros) les avoirs totaux des acteurs financiers qui ne souhaitent plus investir dans le pétrole, le gaz et le charbon. Ils ont décidé de se retirer de ce secteur, en particulier l’extraction de charbon, en raison de son rôle dans la crise climatique. Il y a un an à peine, le mouvement de désinvestissement ne représentait encore que 50 milliards de dollars – soit une augmentation de 5000%."
"Réduire par tous les moyens l’usage des énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre (GES) : la lutte contre le changement climatique est à ce prix. Pétrole, gaz et charbon sont responsables de 80 % des émissions mondiales de CO2 et 67 % des émissions de gaz à effet de serre. Et pourtant les Etats continuent massivement à subventionner ces énergies polluantes."
"Que se passera-il si nous continuons à brûler nos réserves d'énergie fossile – charbon, pétrole, gaz, ainsi que sables bitumineux, gaz et pétroles de schiste – jusqu'à leur épuisement ? Une étude de chercheurs allemands, anglais et américains, publiée le 11 septembre dans la revue Science Advances, tente d'y répondre."
"Blocages de projets polluants, marches mondiales pour le climat, campagne contre l’industrie pétrolière et gazière : les actions organisées par 350.org – un réseau de militants du climat né dans les campus nord-américains – commencent à rencontrer un succès populaire qui contredit l’ambiance de résignation face au changement climatique. Leur campagne pour le désinvestissement des énergies fossiles a réussi à mobiliser une large coalition d’acteurs, allant des militants de l’action directe de la mouvance Occupy Wall Street à des investisseurs comme le fonds Rockefeller, en passant par des congrégations religieuses et des médias tel le Guardian. May Boeve, 31 ans et directrice exécutive de 350.org, est l’une des chevilles ouvrières de ce mouvement. Rencontre."
"Laisserons-nous les entreprises pétrolières et gazières qui produisent des énergies fossiles, les multinationales de l’agrobusiness et les institutions financières détruire notre planète en polluant allègrement l’atmosphère ? Un appel de la société civile propose d’opposer à ces puissants lobbies une mobilisation citoyenne massive, multiple, et planétaire. Et de contraindre gouvernements et entreprises à renoncer à l’exploitation de 80 % de toutes les réserves de carburant fossile. « Stop aux crimes climatiques ! », clame l’appel lancé par cent personnalités internationales, comme d’autres ont dit stop à l’esclavage ou à l’apartheid."
"Le monde de la finance prend de plus en plus au sérieux les risques que le dérèglement climatique fait peser sur les investissements. Mines de charbon et champs de pétrole pourraient perdre toute valeur si les Etats s'engagent contre le réchauffement global. Pour le réseau militant international 350, le « désinvestissement » des énergies fossiles vers les renouvelables a commencé."
"On se souvient du « j'aime l'entreprise » lancé par Manuel Valls à l'université d'été du Medef. Jeudi 12 février, devant les entrepreneurs du Syndicat des énergies renouvelables (SER), réunis à la Maison de l'Unesco de Paris pour un colloque sur « une nouvelle croissance : les énergies renouvelables contre le dérèglement climatique », le premier ministre a verdi son propos. « Nous devons réinventer notre modèle de croissance, a-t-il affirmé. L'écologie et l'économie, l'écologie et la compétitivité, l'écologie et la croissance ne sont pas opposées. »"
"En 2014, les énergies renouvelables (EnR) représentaient 19,5 % de la consommation électrique française. L'énergie électrique produite par les EnR autres qu'hydrauliques ont dépassé la production d'énergie thermique fossile pour la première fois. Plus de la moitié de cette production[1] est d'origine éolienne, le reste se répartissant entre le solaire photovoltaïque et la biomasse. Les réseaux électriques anticipent ces évolutions avec la mise en œuvre des schémas de raccordement régionaux des énergies renouvelables : treize sont en vigueur et six sont en cours de finalisation."
"Les Amis de la Terre vous souhaitent une très bonne année, en espérant que le Crédit Agricole ait, en 2015, enfin le bon sens de lutter contre les changements climatiques afin de donner un avenir aux futures générations."