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"Il en avait fait une promesse électorale en 2008. Barack Obama s’est engagé officiellement en faveur du climat. A quelques mois de la COP21 organisée en France, le président des Etats-Unis a détaillé ses engagements. Quelles sont ces mesures ? Pourquoi les annoncer en fin de mandat ? Comment les mettre en œuvre ? Les explications de notre correspondant, Gilles Paris."
"Le président américain a dévoilé son plan contre le réchauffement climatique. Il prévoit de réduire de 32 %, d'ici à 2030, les émissions de CO2 provenant de la production d'électricité, par rapport au niveau de 2005."
"C’est l’une des composantes centrales du paysage énergétique américain. Le charbon est pourtant désormais la cible nº 1 de l’administration de Barack Obama, qui a fait de la lutte contre le changement climatique l’une de ses priorités."
"Le gouvernement allemand a annoncé jeudi 2 juillet sa décision d’arrêter plusieurs centrales au charbon afin d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux pour 2020, selon l’agence Reuters."
"A la veille d’une réunion du G7 en Allemagne, Oxfam alerte sur l’« addiction » au charbon des pays riches. Selon l’ONG, leur dépendance à cette énergie fossile risque de coûter au monde « 450 milliards de dollars par an » d’ici à 2100 et d’aggraver la faim sur la planète en raison de conséquences désastreuses sur les récoltes."
"La totalité des centrales à charbon gérées par EDF et Engie, ex-GDF-Suez, dans le monde émet l’équivalent de la moitié des émissions de la France, selon un rapport choc des Amis de la terre et d’Oxfam."
"L’Union européenne se prépare à adopter de nouvelles réglementations sur la qualité de l’air. Celles-ci s’appliqueront notamment aux centrales électriques au charbon, qui sont les plus polluantes d’Europe. Problème : alors que la surmortalité causée par la pollution de l’air est de plus en plus pointée du doigt, les nouvelles normes proposées sont inférieures à celles qui existent ailleurs dans le monde, y compris en Chine ! Dans un rapport, Greenpeace pointe l’énorme influence des industriels de l’énergie au sein du groupe de travail chargé de concevoir ces nouvelles règles anti-pollution. La moitié des membres du groupe de travail sont des employés des industriels, dont EDF, y compris au sein des représentants des Etats."
"Après avoir condamné ses réacteurs nucléaires, l'Allemagne s'interroge sur la place de ses centrales au charbon. Le ministre de l'économie, Sigmar Gabriel, s'est mis d'accord avec sa collègue à l'environnement, Barbara Hendricks, pour imposer au secteur énergétique une réduction de ses émissions de dioxyde de carbone de 22 millions de tonnes d'ici à 2020, rapportent Der Spiegel et le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).""
"Deux ministres du gouvernement, Laurent Fabius et Ségolène Royal, viennent d’appeler à « une mobilisation universelle et immédiate » sur le changement climatique, qu’ils considèrent comme « une menace grave pour la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé ». Il était temps alors que les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ont atteint les niveaux les plus élevées depuis 800 000 ans, selon le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Mais ce serait encore mieux si cette « mobilisation universelle » s’appliquait aux entreprises dont l’État est propriétaire, en particulier EDF."
"Les banques françaises financent les changements climatiques ? Demandons-leur d’arrêter !"
"Les Amis de la Terre et le réseau international BankTrack publient des données inédites sur les financements des banques françaises et internationales au secteur du charbon. Le diagnostic est sévère pour les banques françaises : leurs soutiens à l’énergie fossile la plus émettrice de CO2 ont augmenté de 218 % entre 2005 et 2013, contredisant leurs engagements à lutter contre les changements climatiques et l’impératif de réduction des investissements dans les énergies fossiles conventionnelles. Quelques jours avant la sortie de la synthèse du cinquième rapport du GIEC sur les changements climatiques, les associations sonnent l’alerte."
"Dans son étude "The window for thermal coal investment is closing" (1) consacrée au marché du charbon et publiée le 24 juillet 2013, Goldman Sachs explique que la rentabilité des investissements dans le charbon ne sera bientôt plus assurée. Trois raisons : les réglementations sur les émissions de CO2, une forte compétition avec le gaz et les énergies renouvelables, et les améliorations en matière d'efficacité énergétique (à la fois côté production et côté consommation). Mais surtout, la banque d'investissement laisse peu d'espoir à ceux qui croiraient encore à la baguette magique de la capture et du stockage du carbone (CSC) pour draper de vert la production d'électricité au charbon, l'une des industries les plus polluantes du monde. "
"La timide législation européenne impose la fermeture des vieilles centrales à charbon. Considérant le charbon comme « incontournable » dans la production électrique, un rapport du Sénat juge « indispensable de favoriser les progrès en matière de ‘charbon propre’ » [1] . Une illusion du même acabit que la guerre « propre » ou les sodas sans sucre."
"Alors qu’EDF, première entreprise française d’électricité, se targue d’une production d’énergie à 87 % sans émissions de CO2 [1], le détail de ses choix énergétiques révèle une réalité moins cristalline. Les deux premiers postes de production d’électricité proviennent du nucléaire (79,6 %) et des énergies fossiles (8,2 %). L’éolien et le solaire, quant à eux, ne contribuent qu’à 1,5 % de la production totale. Des choix discutables quand on sait qu’il faut limiter à un tiers l’exploitation des ressources fossiles connues d’ici 2050 pour cantonner l’augmentation de la température du globe à 2 °C par rapport à l’ère pré-industrielle et que le nucléaire constitue un risque inacceptable comme le montre, une fois de plus, la catastrophe en cours à Fukushima."
"Décrié pour son lent et systématique empoisonnement des hommes et de la planète, le charbon n'a pas encore rendu son dernier souffle. Pas moins de 1 200 centrales sont en effet en projet dans 59 pays du monde, selon un rapport publié lundi 19 novembre par le World Resources Institute (WRI), un think tank américain spécialisé dans les questions environnementales."