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À l’heure de l’urgence climatique et de la nécessaire bifurcation écologique, il est temps d’inventer avec les citoyen.nes et les maires de Méditerranée un autre modèle touristique plus diffus et soutenable, estiment cinq élus et militants écologistes de Marseille.
Face à l’urgence absolue de la situation, de plus en plus de scientifiques ont décidé de se rebeller et d’agir en accord avec les alertes écologiques qu’ils lancent, souvent en vain, depuis des années. Si cet engagement de la science dans le débat public n’est pas nouveau dans l’histoire, le mouvement interpelle par son ampleur et sa détermination. Avec un mode d’action de plus en plus répandu : la désobéissance civile.
On pourrait dire que tout a commencé en septembre 2020 avec le lancement de Scientist Rébellion, mouvement international qui regroupe désormais des milliers de scientifiques. Mais en réalité, quelques mois plus tôt déjà, en février 2020, 1000 scientifiques français appelaient à la rébellion dans une tribune au Monde. Dans la foulée, le mouvement français Scientifiques en rébellion voit le jour. Depuis, il est de plus en plus fréquent de voir sur les réseaux sociaux ou dans les médias des scientifiques en blouse blanche prendre part aux actions de désobéissance civile pour alerter l’opinion publique, quitte à parfois finir en prison. Alors que raconte véritablement la rébellion des scientifiques ? En quoi cette désobéissance civile est-elle justifiée ? Quelles en sont les conséquences et les impacts ? Et quelles menaces pèsent aujourd’hui sur le milieu de la recherche ?
Réponses dans cet entretien Blast de Paloma Moritz avec Jérôme Santolini et Elodie Vercken, membre de Scientifiques en Rébellion.
La 24e édition est bien partie pour se dérouler en Europe et en Afrique après une ouverture en Amérique du Sud. La 25e devrait revenir à l'Arabie Saoudite, qui s'est déclarée candidate ce mercredi.
Face à l’inaction des dirigeants sur la question climatique, les mouvements choisissant la désobéissance civile se multiplient. Jusqu’ici perçu comme « radical », ce mode d’action se popularise. Une Rencontre de Reporterre a exploré ce thème.
On se demande qui sont les plus raisonnables. Vous, les jeunes, qui ne savez plus quoi inventer pour attirer l’attention sur l’incommensurable injustice intergénérationnelle dont vous êtes victimes ? Ou nous, vos parents, qui voyageons comme jamais auparavant, qui achetons des véhicules toujours plus gros en croyant que le bonheur vendu dans les publicités viendra avec, qui maintenons notre garde-robe au goût du jour parce que, comme on dit, « on le mérite », qui rêvons de demeures immenses fraîchement rénovées, peu importe les matériaux jetés, qui surconsommons à un rythme où la Terre n’a plus la capacité de régénérer les ressources que nous lui arrachons ?
Peut-on croître sans polluer ? C’est l’affaire Galilée du XXIe siècle. Quoi de mieux que le rapport du GIEC sur l’atténuation du changement climatique pour éclairer la question du « découplage », cette hypothèse d’une dissociation entre croissance du PIB et émissions de gaz à effet de serre. Direction le Chapitre 2 où une partie est dédiée au sujet (voir : Le découplage dans le rapport AR6 du GIEC). Cette partie mobilise 21 études scientifiques et la grande majorité d’entre elles sont sceptiques. Le découplage y est décrit comme « insuffisant » avec des taux de réduction « bien trop faibles », et la croissance verte comme une stratégie « trompeuse » et « malavisée » qui « repose en partie sur la foi ».
“L’objectif, c’est 2 tonnes CO2eq”. Il est fort probable que vous entendiez parler de ce fameux 2 tonnes si vous vous intéressez au changement climatique et à l’empreinte carbone cible que vous devriez avoir dans un monde neutre en carbone.
Vous avez certainement entendu parler de ce truc-là, le changement climatique. Mais est-ce que vous en connaissez les bases ? Etes-vous sûr(e) de savoir l’expliquer, de savoir ce qui le provoque, d’en connaître les ordres de grandeur et les risques ?
Emmanuel Macron a annoncé hier une feuille de route pour la transition écologique de la France. Le président de la République souhaite que le pays réduise ses émissions de gaz à effet de serre de 55 % d'ici 2030, par rapport à 1990. Cet objectif ambitieux vise à limiter les effets du changement climatique. Comment ? Avec des voitures électriques et des RER métropolitains. Et pour le vélo ? Rien, que dalle, walou...
TotalEnergies a présenté sa stratégie à ses investisseurs mercredi 27 septembre à New York. Le groupe souhaite augmenter sa production d’hydrocarbures dans les cinq années à venir tout en conservant une «stratégie multi-énergies équilibrée».
Exxon Mobil, Shell, BP, ConocoPhillips et Chevron sont visées par les poursuites. Cette action en justice fait suite à de nombreuses autres à l’initiative de villes, comtés et d’Etats américains contre des intérêts liés aux énergies fossiles.
La première ministre a dévoilé le détail des investissements écologiques de l’État pour l’année 2024. Préparée depuis un an, la planification écologique prend forme mais elle est toujours suspendue aux arbitrages du président de la République, censé faire des annonces le 25 septembre.
Dans un entretien accordé à France 5, le 6 septembre, Nicolas Sarkozy a affirmé que les populations africaines sont responsable de la crise climatique en cours. Des propos qui ont indigné de nombreux scientifiques.
Alors que les travaux de l’A69 ont commencé, le collectif toulousain de scientifiques rend public le consensus de l’ensemble de ses membres autour de l’arrêt des travaux de cette autoroute. Les auteur.es de cet article expliquent les raisons de leur opposition : on y parle émissions CO2, train, croissance, projets de territoire, compensation, et imaginaires désirables.
Le chef de l’État a détaillé lundi soir son plan pour réduire les émissions françaises de gaz à effet de serre de 55 % d’ici à 2030. Pour l’écologue et coauteur du Giec Wolfgang Cramer, les promesses présidentielles ne sont pas à la hauteur de la crise climatique.
Alors que le sujet de l’autoroute A69 manquait de visibilité ces derniers mois et dernières semaines, tout s’est accéléré depuis le 1er septembre et le début de la grève de la faim de Thomas Brail, fondateur du Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA), soutenu et accompagné par d’autres “écureuils”, eux aussi en grève de la faim.
Il a cru en la possibilité d’un changement avec l’élection d’Emmanuel Macron, il en est revenu. Pour Reporterre, le climatologue Jean Jouzel confie son soutien à « toutes les formes d’engagement ».
Politiques et entreprises de l’aéronautique le promettent : c’est sûr, l’avion sera totalement vert et décarboné d’ici 25 ans ! L'engagement fait rêver, répété à l'envi dans les médias à l'occasion de la réouverture du salon aéronautique du Bourget. Nous aimerons pouvoir voyager à l’autre bout du monde sans avoir honte des milliers de litres de kérosène déversés. Mais rares sont les fois où les décideurs du secteur de l’aérien et les dirigeants politiques nous expliquent dans le détail comment concrètement ils comptent y arriver. N'est-ce pas Guillaume Faury lui-même, patron d'Airbus, qui affirmait récemment dans la matinale de France Inter : "On va réussir à décarboner l'aviation, c'est évident !"
Cour des comptes européenne : l’Europe risque de manquer l’objectif climatique de 2030 – EURACTIV.fr
Les États membres se montrent vagues dans leurs plans pour atteindre les objectifs climatiques et, en raison d’un important déficit de financement, risquent de ne pas atteindre l’objectif de réduction des émissions de 55 % par rapport au niveau de 1990 d’ici 2030, a déclaré la Cour des comptes européenne (CCE) dans un nouveau rapport ce lundi (26 juin).
En visite chez le fabricant de moteurs Safran ce vendredi 16 juin dans les Yvelines, le chef de l’Etat a annoncé les contours de son plan pour accompagner la filière afin «d’inventer l’avion vert».